Affaire Gabin : menacé pour avoir critiqué une religion

par | Fév 5, 2020 | France, Socièté

Toujours inconnu pour la majeure partie des Français, le jeune Gabin 19 ans ne peut plus se rendre à la fac suite à de nombreuses menaces.
 
Tout commença lorsque Gabin, un étudiant originaire de Salon de Provence était en live sur Instagram.
 

“Votre religion , le pastafarisme, c’est de la bouse”

 
J ‘étais en train de discutais avec une meuf de la difficulté de joindre les deux bouts quand on est étudiant. Elle me raconte qu’à cause de ses études et de son petit boulot à MacDo, elle commençait à en avoir marre de manger uniquement des pâtes. Alors je lui ai dit que je comprenais car les pâtes, c’est sympa, mais trop souvent, c’est vite lassant.
 
Et là, y’a un mec qui a commencé à s’énerver, à nous insulter de sales bouffeurs de riz et encore bien pires !
Puis le sujet a rapidement dérivé sur la religion et j’ai rapidement senti qu’il était pastafariste alors j’ai dit clairement ce que j’en pensais.
 
J’ai répondu en disant « Je déteste ta religion. L’Évangile du Monstre en spaghetti volant montre que c’est une religion de cinglés et de débiles, le pastafarisme, c’est de la bouse, ton dieu le Monstre en spaghetti volant,  je lui mets un doigt dans le cul et ensuite je lui fais bouffer sa passoire, merci, au ciao.
 

La haine envers Gabin se propage sur les réseaux

 
La vidéo se propage rapidement sur plusieurs réseaux sociaux, dont Pastabook, le réseau dédié aux pastafaristes.
Et les réactions ne se font pas attendre, puis tout s’empire lorsque la vidéo est partagée sur Twitter.
 
Comme Gabin avait des profils, sur les réseaux sociaux, avec sa vraie identité et qu’il publiait des photos de sa faculté de droit à Aix-en Provence, il a été facilement identifié.
 
Depuis, il a reçu des milliers de menaces de mort et de nombreux internautes lui promettent de le mettre dans une casserole d’eau bouillante pour lui faire regretter ses propos.
 
 
 

Des médias silencieux

 
Alors que Gabin essaie de rester caché chez ses parents au 7 avenue de Provence à Salon de Provence, aucun grand média n’a encore osé parler du sujet.
« C’est car je ne suis pas une fille et que je m’en suis pris à une religion que personne connait que mon calvaire n’intéresse personne »
Deux de ses amis ont lancé l’hashtag #JESUISGABIN, mais pour l’instant, personne ne semble s’intéresser à sa situation.